
Contribution des Bouches-du-Rhône
à la réunion nationale des collectifs du 23 juin
Nous ne pourrons pas être présents comme nous l'aurions voulu à la réunion nationale du 23 juin, car nous avions nous-même programmé une assemblée générale
départementale à la même date, 1ère assemblée générale depuis les élections qui vise à rassembler tous les militants antilibéraux, quels qu'aient été leurs choix pour ces
élections.
Nous souhaitons cependant participer au débat, et nous vous faisons parvenir le texte ci-dessous. Il ne s'agit pas d'une déclaration formellement adoptée, mais de points de réflexion qui
recueillent un accord assez large parmi nous et serviront de base pour l'introduction de notre AG départementale le 23 juin.
Après les présidentielles et les législatives, le moment est venu de se retrouver si nous voulons que notre combat de plusieurs années ne se termine pas dans l'éclatement, la confusion, la
déception et la colère. Ainsi, nous avons besoin de faire le point, de débattre entre nous, mais aussi, au-delà, de résister à la politique néolibérale du gouvernement Sarkozy, d'ouvrir
une perspective politique.
Cela doit être l’objectif des Assises Nationales prévues à l'automne prochain. Celles-ci devraient décider de la constitution d'un nouveau rassemblement unitaire.
Mais avant de nous engager dans ce travail nous avons besoin d'échanger et de vérifier si une volonté commune existe toujours pour relancer une dynamique unitaire antilibérale et pour ce faire,
selon quelles bases politiques nous fondons notre accord et dans quel cadre nous pouvons/voulons agir pour être le plus efficace.
Pour cela nous avons besoin de tirer tous les enseignements de l'échec de la gauche antilibérale lors de la présidentielle et des législatives:
Pour quelles raisons nous n'avons pu prolonger l'unité des forces politiques et du mouvement social qui s'était réalisée lors de la bataille du non de gauche au Traité Constitutionnel Européen ? Notamment quelles responsabilités incombent aux uns et aux autres ? Et pour quelles raisons nous n'avons pu déjouer les pièges qui étaient pourtant prévisibles ?
En effet, ce nouveau rassemblement ne peut être la reproduction de cette tentative brisée. Aussi il est nécessaire de construire une démarche, qui sans ignorer les partis politiques, prendra une nécessaire autonomie vis-à-vis des logiques d'appareil.
Avec ce rassemblement nous vous proposons de mobiliser toutes celles et ceux qui ont combattu la division, tous ceux qui souhaitent travailler à une perspective unitaire, autrement dit, un rassemblement pleinement citoyen, n'excluant en rien les militants car nous avons besoin de leur expérience tant au plan politique, syndical, qu’associatif.
Sa base politique pourrait être constituée du fruit de notre travail commun : les 125 propositions des collectifs locaux pour une alternative unitaire à la gauche, le texte «ambition – stratégie - candidatures». Ces deux textes n'étant pas pris comme les «Saintes écritures», mais comme un socle susceptible d'évolution. Ce sera au rassemblement que nous vous proposons de construire d’en décider.
Ce rassemblement ne saurait être la simple suite des CUALS ou des comités unis avec Bové, avec le regroupement des communistes qui n'ont pas souhaité la candidature de Marie George Buffet même si certains d’entre eux ont finalement appelé à voter pour elle, ou encore des membres de la L. C. R. qui ont eu une attitude semblable, ou enfin ceux qui ont fait le choix de ne pas mener campagne. Avec ce nouveau rassemblement nous devons chercher à rassembler encore plus largement toutes celles et ceux que nous n'avons pu associer dans le cadre des comités unitaires antilibéraux : la jeunesse, les salariés, les couches sociales les plus défavorisées et discriminées.
L'objectif que nous vous proposons, ne saurait être aujourd'hui une nouvelle organisation politique, mais de se doter d'un outil qui nous permettra de prendre en compte à la fois la diversité de ceux qui participeront, ainsi que leur volonté commune de résister à la politique qui va être mise en oeuvre par le gouvernement Sarkozy et surtout de faire de la politique autrement en faisant progresser l'alternative unitaire antilibérale et le rassemblement pour donner force dans ce pays à une gauche de transformation sociale.
Pour y parvenir, nous vous proposons sur la base de notre expérience de remettre en place sans tarder des comités locaux, avec des coordinations départementales et une coordination nationale dont la composition, le renouvellement, les modes de fonctionnement et de liens avec le local devront être débattus.
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